La jetée est interminable, avec ses pavés cahoteux. Mais on va jusqu’au bout pour jeter un oeil au phare…
… Et on se penche, au passage, sur le chantier de réparation installé de l’autre côté de la jetée.

Mais là c’est moi qui bronze sur le Môle, à l’abri du muret, sous l’oeil curieux d’une promeneuse.
Demi-tour. Je longe le Môle pour repartir en ville. Une plaque est posée là, en mémoire des femmes et des hommes embarqués sur l’Exodus en juillet 1947.
“4530 résistants, émigrants, clandestins/Tentant de forcer le blocus naval britannique/Embarquaient sur “L’EXODUS 47″ aidés par/La population de Sète et les autorités de la région/Afin de reconstruire une nouvelle vie de liberté/Sur la terre ancestrale d’ISRAËL”…
Pour en savoir plus sur cette histoire, vous pouvez lire cet article.
A lire aussi, l’épopée racontée par Leon Uris et dont Otto Preminger a tiré le célèbre film avec Paul Newman.
Mais ce qui attire l’attention des touristes, ce sont les cris des jeunes jouteurs à l’entrainement.
Les fêtes de la Saint-Louis approchent. Les jouteurs se retrouveront alors sur leurs barques, au milieu du canal. La lance sétoise est une institution locale…
… Tout comme la traversée de Sète à la nage : du quai on suit la progression des nageurs, on les encourage, on les guide dans le dédale des canaux.
Me voilà sur les hauteurs, enfin. Passage obligé par le cimetière marin. Le gardien est sur le point de fermer les grilles. Je cueille un seul cliché : pas Georges Brassens, mais cet étrange morceau d’architecture “moderne” dans la perspective des monuments aux morts.
Ensuite, plongée dans le labyrinthe. Les collines de la ville sont parcourues de chemins semi-privés, semi-piétons… Les murs et la végétation protègent les lieux des quelques curieux qui oseraient quand même s’y risquer.
Mais ici, surprise, un portail ouvert avec bienveillance…
Et partout ailleurs, rencontres joviales… ![]()
… Passion des formes, de la couleur…
… De la lumière.

